| On y songe comme à quelque chose qui eût
pu être ; avec raison, parce qu'il ne faut jamais négliger,
en idée, aucune des possibilités qui volent autour d'une
figure, elles appartiennent à l'original, même contre la vraisemblance,
y plaçant un fond légendaire momentané, avant que
cela se dissipe tout à fait.
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TOURNON,
Samedi 24 Octobre 1998
Matin (Château-Musée)
: L'avenir du Livre
Daniel
BILOUS (U. Grenoble III / Formules) : Fortunes de Mallarmé, questions
de méthode
De tous les écrivains français,
Stéphane Mallarmé semble bien le plus copieusement, le plus
régulièrement et le plus diversement récrit depuis
un siècle.
Or, de l'idée d'"influence"
au concept d'"intertextualité", il y a un pas dont, à l'invention
du second terme, la théorie littéraire n'a peut-être
pas suffisamment pris la mesure. Cent ans après la mort du poète,
il est de plus en plus clair qu'en beaucoup de domaines et sur nombre de
points théoriques ou pratiques, l'œuvre de Mallarmé précède
et anticipe tout le monde. Est-ce à dire qu'automatiquement (pour
qui confondrait chronologie et histoire), tout le monde procède
de ladite œuvre ? Entre tel texte signé Mallarmé, exemple
ou parangon, sans doute, de cette problématique épineuse,
et tel de ses apparents avatars, la relation gagne à être
rigoureusement décrite, sous les trois aspects de l'énoncé,
de l'énonciation et de l'idéologie littéraire dont
relève tout rapport intertextuel.
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Vincent
KAUFMANN (U. de Genève, Suisse) : Les avant-gardes face au Livre
Il est difficile d'ignorer aujourd'hui
ce que les pratiques d'écriture des avant-gardes les plus récentes
(Oulipo, Tel Quel, etc. ) doivent à Mallarmé. En revanche,
on n'a que peu pris la mesure de l'impact du projet mallarméen d'un
Livre total, qui annonce pourtant toutes les rêveries communautaires
des avant-gardes du 20ème siècle, toutes leurs tentatives
d'abolir la littérature soit dans son partage, soit dans sa réduction
rituelle, soit encore dans l'invocation d'un "dehors" (la rue, la ville,
la foule). Dans cette perspective, on cherchera à le montrer, les
avant-gardes ne doivent pas seulement à Mallarmé leur poétique,
mais souvent aussi leur politique; même s'il leur arrive encore plus
souvent de l'ignorer.
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Après-midi (Lycée
Gabriel Faure) : Modernités
Pascal
DURAND (U. de Liège) : Le Livre mis à nu par son célibataire,
même. De Duchamp à Mallarmé
Ordinairement placé à
l'enseigne d'une sorte de métaphysique du Texte absolu, le projet
du "Livre" conçu par Mallarmé se révèle, à
travers les esquisses qu'il a laissées, comme une allégorie
du système de production matériel du livre et des "substructions"
de croyance qui en conditionnent la valeur esthétique. Proche à
ce titre des ready-made machinés par Marcel Duchamp, qui
portaient au jour les mécanismes présidant à la production
de la valeur artistique, le "Livre" mallarméen est proche, aussi
bien, du projet sous-tendant les notes préparatoires, rassemblées
dans la fameuse "boîte verte", que le même Duchamp consacrera
à l'élaboration du "Grand Verre", intitulé "La mariée
mise à nu par ses célibataires, même". De Duchamp à
Mallarmé, de l'artiste en rupture avec l'esthétique rétinienne
au poète ironique et désenchanté, une même énergie
critique est à l'oeuvre, un même dévoilement et un
semblable parti tiré du fonctionnement le plus caché du champ
symbolique.
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Michel
GIROUD (Besançon - Ecole d'Art) : Mallarmé et ses conséquences
Avec le Coup de dés,
Mallarmé inaugure le premier livre (d'artiste) car le poète
invente une dramaturgie plastique, un opéra libre, neuf (verbal,
visuel, typographique et tactile), dans tous ses aspects matériologiques
(papier, forme, typogrammes, impression), œuvrant vers l'espace "concret"
déjà, presque, de la langue comme matériau, certes,
mais pas encore explicitement comme objet.
Mallarmé, musicien de la
parole et du verbe, peintre scriptural, annonce, ici, la fin de la séparaton
des domaines, avec cette première architecture d'un livre comme
corps plastique et sculpture dans l'espace et de l'espace, nécessairement.
Avec une série de "conséquences" : Marinetti, dada, constructivisme,
Artaud, Wolman et Dufrêne, Ocampos et Garnier (la poésie spatiale),
Heidsieck (poème-partition et poésie-action), Chopin (poésie
sonore, électronique et radiophonique), scènes visio-typographiques
de Blaine et Bory, sans oublier Cage, Brecht et Filliou, ni Weiner et compagnie.
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Eric
CLEMENS (Poète, Bruxelles/Formules) : Sommes-nous encore
mallarméens (le cas de la revueTXT)
?
Sommes-nous, avons-nous été,
serons-nous ? Poser ça devant l'adjectif mallarméen
n'est strictement, rigoureusement et singulièrement rien d'autre
que poser l'enjeu de la littérature, de la lettre, de l'écriture
et de la lecture, des langues que nous parlerions contre la tautologie
spectaculaire de la communication. Je n'ai que ça à dire,
prenant appui sur l'aventure de TXT.
Ce qu'il aura fallu montrer…
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Jean-Pierre
BOBILLOT (Poète, U. Lyon II) : Apories de Mallarmé : pièges
à retardement pour la modernité.
On prête beaucoup à
Mallarmé. Par exemple : il faudrait voir en lui le penseur définitif
qui aurait enfin dévoilé l'essence secrète du vers.
Nous voudrions ici nuancer cette hagiographique doxa : car s'il
existe, "quant au vers", un effort thérorique de Mallarmé,
il se solde par une double aporie.
D'un côté, comme
principe, tantôt il le dissout dans la notion même de littérature,
tantôt il l'indexe sur la subjectivité. Poésie, alors,
considérée comme une infinité de formes individuelles,
et non déterminées, d'énoncés. De l'autre,
comme segment, tantôt il le nomme "prose à coupe méditée",
tantôt et en définitve, il l'assimile à la "métrique
" qui "a jailli (…) aux temps incubatoires": coupe, à l'inverse,
immémoriale. Poésie, cette fois, considérée
comme un mode collectif, et unique, de transmission et de prédétermination
de l'énoncé.
Ainsi, n'aura-t-il rien vu de
la révolution formelle accomplie par Rimbaud, et n'aura-t-il eu
de cesse de ramener celle du "vers libre" à l'intéressant
frisson de la singularité individuelle, propre à redonner
vigueur à l'"instrument héréditaire", qu'il prend
bien soin de conserver et de consacrer. Il faudrait, à cette aune
et à celle d'autres siennes apories, reconsidérer l'apport
réel de Mallarmé, du point de vue de la modernité.
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TOURNON
, Dimanche 25 Octobre 1998
Matin (Lycée Gabriel
FAURE) :Tout mon rêve ! une raréfaction des images
(1)…
Jany BERRETTI
(U. Paris III) : Mallarmé, Kandinsky : abstraction lyrique ?
Mallarmé, Kandinsky. Les
décours chevauchants de leurs vies forment un siècle, mi-XIXème,
mi-XXème. Mallarmé (1842-1898) était l'ami des peintres
impressionnistes. C'est à ce titre généralement qu'on
établit des rapprochements entre son oeuvre et la peinture. D'autre
part, malgré tout l'intérêt que portèrent les
formalistes russes à l'oeuvre de Mallarmé, il ne semble pas
que Kandinsky (1866-1944) l'ait connue par lecture directe. Rien de plus
saugrenu à première vue que de placer la "première
aquarelle abstraite" auprès du "Nénuphar blanc".
Pourtant à la lecture des
pages théoriques du poète et du peintre, il apparaît
de manière frappante que leurs réflexions sur l'art étaient
parallèles.
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Jean-Claude
LEBENSZTEJN (U. Paris I) : Mallarmé, blanc et rouge.
Je tâcherai d'examiner comment
le texte de Mallarmé met en jeu les notions de blanc, d'espace,
de volume: le Coup de Dés et le projet du Livre s'inscrivent
dans et se dégagent de la tradition calligrammatique. J'indiquerai
ensuite l'usage que j'ai pu faire de ces indications dans mes travaux,
particulièrement dans Zigzag et le Champ des morts.
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Après-midi (Lycée
Gabriel FAURE) : Sous la contrainte
Marcel
BENABOU (Ecrivain, Paris / Oulipo) : Mallarmé en Oulipie.
Depuis ses origines, l'Oulipie
(contrée voisine de cette Cratylie si chère à Platon
et à Genette) a dressé en l'honneur de Mallarmé une
série de monuments, dont les formes comme les matériaux apparaissent,
à l'analyse, fort divers. C'est sans doute parce que, contrairement
à tous ceux qui se sont employés à tourner ce poète
en dérision, les Oulipiens, décelant dans ses écrits
une démarche voisine de celle qui a donné naissance à
leur petite république, n'ont jamais cessé de le regarder
avec une sympathie proche de la piété filiale.
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Mireille
RIBIERE (Londres) : Traces mallarméennes chez Georges Perec.
Le nom de Mallarmé ne figure
ni dans le corpus perecquien habituel tel qu'il apparaît dans le
"post-scriptum" de La Vie mode d'emploi ni dans les diverses déclarations
où Perec recense ses influences. Mallarmé est, néanmoins
présent là où la théorie justifierait qu'on
le convoque, mais où les réalités de la pratique rendraient
la citation peu probable, à savoir les textes à contrainte
dure. La contrainte fonctionnerait-elle donc pour Perec à la manière
du vers pour Mallarmé ?
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Léon
ROBEL (Change, Langues Orientales) : “Triomphal appoint” ? la traduction.
Il y a vingt-cinq ans paraissait
un numéro de Change ( le numéro quatorze) consacré
à la traduction. Toute la partie réservée à
l'expérimentation et intitulée Tel qu'en lui-même
enfin la traduction le change était centrée sur l'oeuvre
de Mallarmé. Cette réflexion quant à la traduction
et Mallarmé est reprise aujourd'hui (Serge Gavronsky). Mais pour
être pleinement efficace, il lui faut s'appuyer sur une théorie
de la traduction, qu'on tentera d'exposer. Quant aux prolongements russes
de Mallarmé (évoqués dans Change), ils seront
vus surtout à travers les oeuvres d'Annenski et, aujourd'hui d'Aïgui
et de tel poète de la nouvelle vague russe à qui Mallarmé
est maintenant seulement révélé dans sa langue.
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Michel
Beyrand : Mallarmé au cinéma
Un film sur Mallarmé est-il
possible, et peut-on en concevoir le projet ? Je tenterai de répondre
à ces interrogations en présentant le scénario d'un
"film à venir" sur Mallarmé.
D'après ce texte, qui vise
à transposer en images, dialogues et à travers le déroulement
d'une existence "dénuée de toute anecdote", comment l'oeuvre,
créée à force de volonté lucide mais en même
temps surgie des profondeurs de l'inconscient, a pu déterminer le
cours de cette vie, jusqu'à la mort, en illustrant, mais non en
expliquant, cette influence, qui doit garder une part de mystère.
Dans le cas de Mallarmé, c'est de son oeuvre que naît le drame,
et là que se trouve "l'anecdote nécessaire que demande le
public".
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Matin (Lycée Gabriel FAURE) : Hypothèses à l'œuvre (1)
Après-midi (Lycée
Gabriel FAURE) : une raréfaction des images (2)
Thierry
ALCOLOUMBRE (U. de Bar-Ilan, Israël) : Le Coup de dés
dans l'espace israélien : Mallarmé et
Ofer Lellouche.
Le peintre israélien Ofer
Lellouche (né en 1947) poursuit depuis plusieurs années un
dialogue approfondi avec Mallarmé. Dialogue particulièrement
manifeste dans l'illustration du Coup de dés parue récemment
en Israel, et qui nous intéressera ici. Ce qui frappe dans ce travail,
c'est qu'il s'agit moins d'une "illustration" proprement dite que de "l'adjonction
d'une rêverie parallèle", selon les propres termes du peintre.
Il ne s'agissait pas pour Lellouche de calquer, picturalement, tel ou tel
détail métaphorique ou narratif du poème ; mais plutôt
de choisir certains points forts de son œuvre et de les classer en un ordre
qui réitère mais aussi déplace la structure et les
intuitions fondamentales du Coup de dés. Le drame mallarméen
se joue à présent dans l'espace géographique et poétique
d'Israel.
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Reprises, critiques
Didier COSTE
(U. de Bordeaux/Formules) : Sur "Le mouvement sommeilleux de la
rivière R." : Stevens
et Mallarmé.
Malgré son évolution
progressive vers une autoréférentialité explicite,
c'est une constante de la poésie de Wallace Stevens que la poésie
soit le "sujet" du poème, non son "objet". Dès "The snow
man", le problème de la position du sujet vis à vis de l'être-en-soi
des objets du monde se pose en des termes qui impliquent l'affirmation
d'une double néantisation et, par cette conjonction, comme chez
le dernier Mallarmé, une possible reconnaissance de l'être-au-monde
du poème et un certain acquiescement. Mais les objets du texte stevensien
adviennent par l'occasion expérientielle, leur nécessité
relève de l'arbitraire de ce-qui-est, non de celui du signe, même
remotivé. La démarche de Stevens, comme celle du créationnisme,
remonte en-deçà de la problématique mallarméenne,
même si elle est impensable sans Mallarmé, et se prolonge
vers le ressassement de l'écart comme mode modéré
d'être-là.
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Nicole BIAGIOLI-BILOUS
(IUFM de Nice) : Opératisation d'Hérodiade.
Hérodiade, opéra palimpseste ? Alpha et oméga
de l'œuvre mallarméen, Hérodiade fut d'abord un projet
scénique et opératique. L'écriture dramatique de Mallarmé
est parcourue par le conflit qui oppose à son époque théâtre
et poésie. Face à la solution proposée par le théâtre
lyrique, Mallarmé ébauche une conception de la poésie
se mettant en scène par le biais d'une traduction-retour fictive
de la musique. La musique est un embrayeur de poéticité,
qui facilite le dédoublement du sens institué et du symbole.
L'hypothèse d'un scénario combattant l'angoisse de la
création en imaginant que l'on traduit un texte prééxistant
présumé permet de transférer sur la production intrasémiotique,
encore peu connue, les modèles scientifiques utilisés pour
décrire les productions intersémiotiques.
Pour en compléter la vérification, nous avons comparé
le texte de Mallarmé à la traduction opératique effective
du mythe par Massenet, et surtout à la "traduction de la pseudo-traduction
-retour" que représente toute transposition musicale du texte mallarméen.
Pour cela il nous est apparu nécessaire de compléter la lecture
de la "récitation orchestrale" de Paul Hindemith par une écriture
dont on voudra bien considérer qu'elle a dans ce contexte une visée
essentiellement praxéologique (quoique non dépourvue d'intention
esthétique).
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Allocution de clôture, par Monsieur André SIGANOS, Président de l'Université Stendhal (Grenoble III)
Hypothèses à l'œuvre (2)
Daniel
BILOUS (U. Grenoble III, Formules) : Mallarmé au miroir des pastiches.
"Mallarmé et d' après"
ou, pour parodier un titre célèbre, "quand lire, c'est
faire". Si la lecture est bien, selon un mot de Todorov, une "écriture
passive", alors l'écriture peut à bon droit passer pour une
lecture active. Une plongée dans l'univers fort peuplé de
la mimésis verbale, illustrée par les occurrences mallarméennes
quasi-obligées en tout recueil de pastiches qui se respecte, convainc
si besoin était de l'importance d'œuvres qui se veulent toutes,
ironiquement ou non, des miroirs de sorcière. En effet, par delà
des railleries souvent cruelles, ce qui s'y joue n'est pas seulement l'ombre
portée par la littérature attestée. Lecture de Mallarmé,
l'imitation offre l'avantage exceptionnel d'actualiser le déchiffrement
du "modèle" en gestes d'écriture précis et descriptibles,
ouvrant sur une heuristique du style à ce jour encore mésestimée.
Et c'est non moins la production d'un Mallarmé virtuel, qui prolonge
et, pourquoi pas ? complète l'œuvre — la "goutte d'eau qui manquait
à la mer" (Igitur) —, tant il est mallarméennement vrai qu'"un
livre ne commence ni ne finit. Tout au plus fait-il semblant".
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Jean RICARDOU
(Ecrivain, Paris) : Tel qu'en lui-même enfin Mallarmé s'améliore.
Dans un passage peut-être
plus souvent cité qu'approfondi, "l'œuvre pure implique la disparition
élocutoire du poète qui cède l'initiative aux mots,
par le heurt de leur inégalité mobilisé; ils s'allument
de reflets réciproques comme une virtuelle trainée de feux
sur des pierreries (…)", ce que Mallarmé institue, entre autres
choses, et cela dût-il ne point trop plaire, c'est la possibilité
d'une amélioration de ses poèmes par quelque autre. En effet
il suffit de connaître les règles qui gouvernent cette étrange
initiative, pour en accroître s'il y a lieu l'exercice, et concourir,
ce faisant, en l'obstiné souci de "l'œuvre pure", à cette
perfectionniste "disparition élocutoire", par laquelle, curieusement,
le poète s'accomplit comme tel.
C'est à cette tâche
que l'on propose de se vouer, sur l'exemple du sonnet Hommage (à
Richard Wagner), en tirant bénéfice des rigoureuses ressources
d'une discipline nouvelle, la textique, dont la prétention
est d'établir une théorie exhaustive des structures de l'écrit.
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