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Suivi des peuplements de poissons des récifs artificiels des AMPs des Alpes-Maritimes

Des récifs artificiels ont été déployés dans trois Aires Marines Protégées (AMPs) des Alpes-Maritimes (France, Méditerranée Nord-occidentale) créées entre 1981 et 1983. Ces réserves sont intégralement protégées depuis leur création à l’exception de l’année 2004, pendant laquelle les activités anthropiques, à l’exception de la pêche professionnelle, ont été autorisées. De plus depuis 2002 aucune surveillance de la réserve n’est assurée. Afin de réaliser un suivi à long terme des peuplements de poissons des récifs artificiel, des comptages visuels en plongée sous-marine ont été réalisées en 1987/89, 98/2000 et 2008, selon une méthode stantardisée. Toutes les espèces de poissons présentes sur les récifs artificiels ont été considérées afin d’estimer la richesse spécifique et la densité. Cette méthode présente les inconvénients d’être coûteuse en temps et de nécessiter de plongeurs expérimentés.

En 2008, ajoutée à la méthode traditionnelle, une nouvelle méthode d’échantillonnage, la méthode FAST (Fish Assemblage Sampling Technique) a été testée. La méthode FAST est basée sur la présence et/ou l’absence d’un nombre déterminé d’espèces, espèces cibles pour la pêche commerciale et de loisir. La richesse spécifique et la densité moyenne ont augmenté significativement entre les périodes 1987/89 et 98/2000 mais ont diminué ou stagné en 2008.

Ainsi malgré des récifs artificiels déployés depuis 20 ans dans les AMPs, l’impact des récifs artificiels sur les populations de poissons n’est pas nettement visible. Ces résultats peuvent être expliqués par : (i) un manque de surveillance des AMPs durant la dernière décennie et (ii) par l’ouverture des AMPs aux activités anthropiques durant une année. Ce suivi a permis de discuter de la réelle efficacité des récifs artificiels à restaurer et de soutenir les peuplements de poissons et de mettre en évidence la nécessité d’une surveillance régulière des AMPs. La comparaison des deux méthodes a permis de mettre en avant un protocole simple, peu coûteux pour le suivi régulier des  peuplements de poissons des AMPs, la méthode FAST.
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Les récifs artificiels de Beaulieu-sur-Mer, une des 3 AMPs échantillonnées lors du suivi.
 

Projet FOREFISH : habitats de l'Infralittoral et juvéniles de poissons

Le projet FOREFISH "algal FOrests and the REplenishment of mediterranean rocky reef FISH populations", parrainé par la Fondation Total, étudie les liens possibles entre le degré de complexité structurale de l’habitat et  l'abondance et la diversité des juvéniles de poissons l'utilisant comme nurserie. Le projet s'intéresse donc aux préférences d'habitats des juvéniles.

Un des principaux buts de cette étude est de déterminer les conséquences du déclin des forêts de macro-algues (notamment du genre Cystoseira) sur les populations de poissons des fonds rocheux méditerranéens.

Page Internet dédiée au projet FOREFISH : "Algal forests and the replenishment of mediterranean rocky reef fish populations"

Mis à jour (Vendredi, 08 Mars 2013 12:00)

 

Thèse de Doctorat Conservation des Cystoseires

Cystoseira_027
Cystoseira

Ce projet de recherche a pour but principal la conservation des espèces du genre Cystoseira (Fucales, Pheophyceae) des zones infralittorales supérieures de la région PACA. Les côtes rocheuses de la région abritent la plupart des espèces de Cystoseira décrites en Méditerranée. Ces espèces, notamment celles se développant dans la zone infralittorale supérieure, structurent l’habitat rocheux et abritent une biodiversité très élevée (plus d’une centaine d’espèces pour certaines communautés). Elles assurent un rôle équivalent aux herbiers de posidonies pour les zones rocheuses. De récentes études montrent que certaines de ces espèces sont en danger d’extinction à cause notamment du bétonnage du littoral (19,2 % du littoral des Alpes-Maritimes, 6,4 % des Bouches du Rhône et 12,7 % du Var sont artificialisés entre 0 et 10 m de profondeur). La plupart des espèces ont ainsi trouvé refuge dans des cuvettes littorales qui ne représentent que quelques centaines de mètres carrés cumulés sur les 853 km de littoral. Ces espèces, mal connues du grand public, d’intérêt communautaire, patrimonial et d’une importance écologique majeure, sont en danger critique. Le sujet principal de cette thèse concerne la conservation des populations de Cystoseira de la région PACA.

Cette thèse cherchera à répondre aux questions suivantes :

- Quelles sont les causes du déclin des espèces du genre Cystoseira en Région PACA ? En particulier, quelle est la part du réchauffement climatique dans ce déclin ? Quelle est celle de la pollution d’origine anthropique ?

- Quelle(s) mesure(s) de conservation doit-on prendre pour préserver de l’extinction ces espèces à forte valeur patrimoniale ? Peut-on réhabiliter des peuplements disparus ?

- Est-ce que les peuplements de Cystoseira sont de bons indicateurs du changement du milieu ?

Ce projet en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône- Méditerranée & Corse est soutenu par le Parc National de Port-Cros, l’Observatoire Marin du Littoral des Maures, le pôle de compétitivité Mer PACA - Bretagne.

 
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