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Dans cette rubrique, retrouvez l'actualité du laboratoire : actualités de l'écologie marine, participation à des colloques, thèses...

Siganus sp. sur nos côtes ?

Le 6 novembre 2011 plusieurs dizaines de poissons-lapins Siganus sp. auraient été aperçus au site dit le Lido situé à Villefranche-sur-Mer (H. Molenaar, comm pers). Ces poissons en provenance de Mer Rouge sont entrés en Méditerranée par le canal de Suez. Les poissons-lapins sont représentés en Méditerranée par deux espèces : Siganus luridus arrivée en Méditerranée en 1955 et S. rivulatus arrivée en 1927. Ces espèces herbivores pullulent en Méditerranée orientale et notamment en Turquie où des bancs de plusieurs centaines d'individus peuvent être observés. Ces espèces sont qualifiées d'invasives du fait de leur reproduction rapide et en nombre très important. Leur impact sur les écosystèmes algaux est sans précédent. Les zones broutées sont mises totalement à nu. Ces poissons représentent un réel danger pour les herbiers à Posidonia oceanica et les forêts de macro-algues du genre Cystoseira. Afin de faire un point sur la situation nous lançons un appel à témoins sous forme d'une affiche qui sera diffusée sur internet mais également distribuée dans les ports, clubs de plongée... afin de recueillir le plus grand nombre de témoignages.

L'affiche est visible ci-dessous :

Fiche_Siganus_version_7_premiere_page

L'affiche est également téléchargeable sous forme de fichier pdf : Fiche_Siganus.pdf

Merci d'avance à tous et ouvrez l'oeil !

 

Film documentaire projet FOREFISH

Ecomers a produit un film documentaire, réalisé par Poisson-Lune Productions, qui explique les

objectifs et le déroulement du projet FOREFISH.

Projection du film documentaire (11') décrivant le projet au festival Mediterranea (Antibes, 31 mars- 3 avril 2011) le vendredi 1er avril à 10h30.

 

Mis à jour (Jeudi, 24 Mars 2011 12:25)

 

Une nouvelle espèce sur nos côtes !

Ca y est c’est officiel ! Fistularia commersonii, la fistulaire ou poisson-flûte à points bleus, a désormais rejoint les eaux des Alpes-Maritimes. Il va falloir compter une nouvelle espèce dans la faune de nos côtes !

Fistularia est une espèce lessepsienne, originaire de mer Rouge, parvenue en mer Méditerranée par l’intermédiaire du canal de Suez. C’est sans contexte l’espèce lessepsienne la plus rapide. Après son entrée en 2000, il ne lui a fallu que quatre années pour rejoindre le sud de l’Italie. En 2007, un individu avait déjà été observé dans les eaux de Porquerolles (Var).

Mercredi dernier un pêcheur de Cap d’Ail (Alpes-Maritimes) a eu la grande surprise de remonter dans ses filets trois individus d’une espèce inconnue. Rapidement identifiée comme étant F. commersonii, cette nouvelle capture vient s’ajouter aux six autres (5 en Corse et une dans la région de Saint-Raphaël (Var)) réalisées sur les côtes françaises durant le seul mois d’octobre.  Dans chaque cas un ou plusieurs individus adultes ont été pris au filet. L’espèce ne se reproduit donc pas encore dans nos eaux mais c’est seulement une question de temps.

Alors ouvrez l’oeil !

Vous pouvez consulter l'ensemble des signalisations déjà effectuées ici. Si la vôtre n'y est pas contactez-nous !

Fistularia_commersonii_006_sign_rduite
La fistulaire à points bleus en pyjama rayé à la nuit tombée.

Mis à jour (Dimanche, 20 Février 2011 09:19)

 

Un nouveau membre au laboratoire

Depuis le mois de juin 2010, c’est officiel, Patrick Louisy, ichtyoloque, aquariologiste et photographe sous-marin, est venu renforcer l’équipe poissons du laboratoire ECOMERS. Il est désormais “chercheur associé” au laboratoire. Docteur en océanologie biologique et spécialiste en ichtyologie, Patrick Louisy est bien connu du grand public pour ses nombreux ouvrages sur le monde aquatique, ses centaines d’articles et ses milliers de photos sous-marines. Il est en particulier l’auteur du “Guide d’identification des poissons marins – Europe et Méditerranée”, paru aux éditions Ulmer. Créateur en 1995 de l’association Peau-Bleue (www.subaquapixel.net/peaubleue.php), dont il est aujourd’hui responsable scientifique, il s’intéresse en particulier aux hippocampes pour lesquels il a mis en place les projets Hippo-THAU et Hippo-ATLAS. Hippo-THAU a pour but de mieux connaître (et faire connaître) les hippocampes de la lagune de Thau par une approche de science participative. Hippo-ATLAS, lancé en 2005, est un dispositif de collecte d’information pour établir une base de données sur les hippocampes d’Europe. Il organise également les “Voyages Bio Sous-Marine”, séjours de plongée naturaliste destinés à faire découvrir des approches scientifiques aux plongeurs amateurs (www.blue-lagoon.fr/Biologiesousmarine.asp). L’originalité de ces voyages est de récolter des données permettant une exploitation scientifique. Sa dernière contribution à la connaissance du monde marin est la mise en place du site internet Photo Bio Sous-Marine (www.photosous-marine.com). Ce site permet à tous d’admirer des photos sous-marines souvent magnifiques, et présentant un intérêt naturaliste. Nul doute qu’arrivant avec de tels atouts, Patrick Louisy s’engagera dans une collaboration fructueuse pour le laboratoire.

PLousiy

Patrick Louisy, ichtyologue, aquariologiste, photographe et, désormais, membre du laboratoire ECOMERS.

Mis à jour (Mardi, 10 Août 2010 11:20)

 

Les espèces non indigènes en Méditerranée

Afin d’informer le grand public, les ONG et les pouvoirs publics sur l’arrivée et la présence des espèces non indigènes marines en mer Méditerranée, le CAR/ASP (Centre d'Activités pour les Aires Spécialement Protégées) a souhaité la création d’une brochure claire et pédagogique. Pascaline Bodilis et Patrice Francour du Laboratoire ECOMERS ont conçu et réalisé cette brochure. Intitulée "Les espèces non indigènes en Méditerranée : qui, quand, comment, pourquoi ?", la brochure sera publiée à la fin de l'année 2010.

Près de 1000 espèces non indigènes ont été dénombrées en Méditerranée. Tous les groupes de la faune et de la flore sont représentés : poissons, invertébrés, algues... Certaines espèces non indigènes telles Caulerpa taxifolia sont qualifiées d’envahissantes lorsqu’elles se développent au détriment des autres espèces. Les espèces non indigènes peuvent entrer naturellement en Méditerranée via le détroit de Gibraltar, le canal de Suez ou encore la mer Noire. Mais l’homme constitue désormais un vecteur important d’introduction d’espèces exotiques. Le trafic maritime, l’aquaculture ou encore l’aquariologie sont les principaux vecteurs anthropiques d’introduction. Les impacts sur les écosystèmes marins peuvent être très importants : compétition nouvelle pour les espèces indigènes, bouleversement des écosystèmes algaux. Les impacts économiques et sur la santé humaine sont également non négligeables. Afin de comprendre et de pouvoir agir face à cette arrivée massive d’espèces nouvelles, l’homme a mis en place différents outils : atlas sur les espèces non indigènes, campagne d’information et de sensibilisation du grand public...Les aires marines protégées ont également un rôle important à jouer. L’avenir de la Méditerranée est incertain face à ces espèces. Verrons-nous bientôt des poissons aux couleurs chatoyantes évoluer parmi les algues et les coraux d’origine tropicale ?

Mis à jour (Mardi, 04 Septembre 2012 18:55)

 
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